La coalition s’insurgent contre le lâcher des moustiques génétiquement modifiés
La coalition pour la souveraineté sanitaire (CO.SOU.SA) exige l’arrêt immédiat des expérimentations en cours sur des moustiques génétiquement modifiés mise en œuvre par le projet Target Malaria. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse tenue le samedi 09 mars 2024 à l’hôtel Somkéita de Bobo-Dioulasso sous la présidence de Nestor Podassé, président de la coalition.

La coalition pour la souveraineté sanitaire (CO.SOU.SA) se dit vraiment préoccupée par des expérimentations qui se déroulent dans notre pays qui lui ne apportent rien sinon que de se servir de ses fils et fils comme des cobayes. La coalition s’insurge contre ces expérimentations et attirent l’attention des autorités à l’effet de mettre fin à ces pratiques. Il s’agit des expérimentations conduites par le projet Target Malaria sur des moustiques afin de trouver de manière définitive une solution contre le paludisme en Afrique. Mais la coalition doute fort de la bonne foi du projet à lutter contre le paludisme. Selon elle, la modification génétique et le força génétique qui est l’étape ultime de la recherche permettront aux firmes internationales notamment celles dirigées par Bill Gates de mettre au point des technologies dangereuses pour la souveraineté alimentaire et sanitaire des populations africaines.

De plus, pour la coalition, les expérimentations menées au Burkina ne sont pas en phase avec la législation. L’obligation du consentement libre et éclairé de la population n’est pas prise en compte. En 2019, la coalition a montré une opposition farouche contre le lâcher des moustiques à Bana. Mais c’était une peine perdue. En fait, à entendre les responsables de la coalition, la phase de lâcher de moustique ne consiste nullement à combattre le paludisme mais à observer le comportement, le déplacement, la mobilité, etc de ces vecteurs de paludisme. La coalition pour la souveraineté sanitaire tire la sonnette d’alarme. Elle craint sérieusement des retombées négatives sur un futur plus ou moins proche si les moustiques génétiquement modifiés continuent à proliférer. Dans cette crainte, elle exige l’arrêt immédiat des expérimentations en cours sur les moustiques génétiquement modifiés mises en œuvre par le projet Target Malaria et demande un moratoire sur les organismes génétiquement modifiés en l’occurrence sur le niébé. Elle souhaite par ailleurs la promotion et la généralisation des pratiques agro-écologiques qui sont profitables à l’environnement, à la santé humaine et animale.
Emmanuel Sombié